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 Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius).

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MessageSujet: Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius).   Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius). EmptySam 27 Juil - 22:48

Ce matin comme tous les matins je me levai vers sept heures matin pour aller promener Marcellus, mon berger allemand offert par mon frère qui craignait pour ma survie. Si je voulais restée coincée dans ce trou paumée, il me fallait un peu de compagnie et quoi de mieux qu’un chien entraîné à l’attaque. Quand l’on était une femme vivant seule, rien n’était sûr alors un compagnon de ce type était nécessaire. J’avais soupiré bien sûr. Je n’aimais pas les chiens et ne les avais jamais. Dès que l’un m’approchait, je partais en courant. Oui, je sais, très mauvaise idée puisque celui-ci avait la sale idée de me courser. Je savais qu’il s’inquiétait seulement pour moi, alors j’avais accepté. De toute façon, je n’avais pas le choix, c’était ça, soit il venait vivre avec moi. Autant dire que l’animal me paraissait soudain la meilleure des solutions. Malgré des débuts difficile, je parvins néanmoins à m’habituer à la bête qui m’écoutait religieusement puis nous avions fini par nous construire une relation des plus fusionnelles –je sais, je sais, le célibat a d’étranges répercussions. Comme si Marcellus me comprenait, il venait se blottir contre moi lorsque j’en avais besoin, pas étonnant que l’on qualifie les chiens comme les meilleurs amis du monde. Ils nous comprenaient tellement bien que ça en était déstabilisant. Je savais que maman aurait été choquée par cette proximité, car à ce qu’elle me disait sur le Cameroun, ces bêtes n’étaient pas vraiment les bienvenus, le plus souvent errants et chassés, il n’y avait que les riches pour leur accorder de l’importance. C’était absurde que de les considérer comme les égaux des humains ou bien encore de les traiter avec autant d’attention selon elle et j’avais fini par me ranger à son avis, y rajoutant la peur en guise d’épices.

« C’est bon tu as terminé ton affaire ? »

Il aboya en guise de réponse. Maman, tu vois, ils nous comprennent. Nous nous fîmes donc le chemin en sens inverse. Ce qu’il y avait de bien à vivre dans ce coin isolé, c’était qu’on n’était pas dérangé par qui que ce soit et que c’était plus aisé de sortir Marcellus puisqu’on était bordé par la nature. C’était certes dangereux, en effet si quelqu’un s’introduisait dans la maison, personne n’en saurait rien, mais c’était tellement reposant que j’avais passé outre ce petit détail. A la villa je filai immédiatement sous la douche, attrapant une tenue décontractée et m’emparant de mon thermos de thé –il me fallait au moins ça pour bien débuter la journée-, j’embarquai dans mon véhicule après une dernière caresse au gardien de la demeure. Un quart d’heure plus tard j’arrivais à la base. Je devais m’occuper de Marius ce matin et mon cœur se contracta comme à chaque fois que j’étais en charge de lui depuis ce qui s’était passé. Nous n’en avions pas rediscuté, monsieur avait décidé de se retrancher dans un silence de plomb et de reprendre ses bonnes vieilles habitudes. Pourtant, il faudra bien que l’on remette tout à plat, que l’on perce l’abcès, cela devenait insupportable à la fin !

« Qu’est-ce que tu fais là ? » me demanda une de mes collègues.

Elle semblait véritablement surprise de me voir là. L’incompréhension la plus totale devait se lire sur mon visage puisqu’elle poursuivit avant que j’eus le temps de lui poser ma question.

« Hurston a demandé à changer d’aide, c’est maintenant Catherine qui se charge de lui, j’ai pas compris pourquoi tout semblait bien se passer entre vous. T’aurais une idée toi ? En tout cas je croyais qu’on t’avait prévenu ! »

J’acquiesçai lentement en souriant. Il avait donc voulu changer ? Bien c’était son choix mais j’appréciai peu la manière de faire, garder le silence tout au long de nos séances et maintenant me congédier à mon insu, s’il avait quelque chose à me dire, il aurait mieux fait de me le dire en face.

« Ah, dire que j’aurais pu encore dormir quelques heures ! » Me plaignis-je en soupirant.

Elle eut un sourire compatissant avant de prendre congé, elle avait à faire. Et moi je ne comptais pas laisser les choses ainsi. Il était temps que l’on règle nos comptes. J’étais certes fautive, ça je le reconnaissais volontiers, mais il y avait des limites. J’attendis patiemment que la séance se termine, je ne tenais pas spécialement à ce que tout le service soit au courant de cette histoire et lorsqu'il fut seul, j'en profitai pour entrer.

« Je crois bien qu’il est temps de discuter »

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MessageSujet: Re: Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius).   Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius). EmptyDim 28 Juil - 15:27

Après avoir avoué à Courtney qu’il avait embrassé une autre femme, parce que c’était son devoir d’époux de lui dire la vérité et surtout de la faire réagir parce que leur mariage prenait l’eau, il fut contraint de demander à changer de médecin pour encadrer sa rééducation. Il ne pouvait pas continuer à voir la jeune femme tous les jours et laisser Court imaginer les pires scenarii, surtout si elle finissait par débarquer sur place pour chercher la coupable elle-même, ça risquait de mal tourner, il la connaissait par cœur et savait qu’elle était jalouse comme au premier jour, bien que les années l’avaient rendue encore pire et il ne tenait pas à attirer tout un tas d’emmerdes à Jakie. D’ailleurs, il avait dit à Court que c’était lui qui avait amorcé les choses et pas le contraire, cela aurait été la meilleure façon de déclencher l’apocalypse et de faire en sorte que sa femme devienne une sorte de tarée prête à péter les dents de toutes les femmes à qui il parlait. Malgré tout, il ne s’était pas privé de lui faire comprendre que si tout ça s’était produit c’était en partie de sa faute à elle. Ca faisait des mois qu’elle ne faisait plus attention à lui, qu’elle ne s’occupait pas de son devoir conjugal et qu’elle le laissait se dépatouiller avec ses emmerdes tout seul. Il souffrait le martyr à cause de ses blessures et elle avait semblé ne rien en avoir à foutre, ne rentrant même pas plus tôt pour l’épauler, se contentant de lui laisser de la bouffe dans le frigo avant de disparaître plusieurs jours parfois quand son boulot le nécessitait. Il l’avait même soupçonné d’enchaîner les gardes pour ne pas avoir à le supporter et il la comprenait quelque part, il était sacrément aigri et n’hésitait jamais à lui balancer tout un tas de reproches à la gueule, parce qu’il se sentait frustré de ne pas avoir de gosses, pas de vie sexuelle non plus et de ne plus pouvoir mener la vie qu’il avait autrefois. La mort n’aurait pas été pire à ses yeux. Ils avaient mis les choses à plat et s’étaient en partie réconciliés mais il avait besoin de faire le point et de prendre du recul. Il fallait qu’il essaie de savoir si son couple valait encore la peine qu’il se batte pour lui ou pas. Ils pensaient à adopter et il ne voulait pas qu’un pauvre gosse se retrouve pris au milieu de toute cette merde, non. A vrai dire, si l’adoption était une possibilité comme une autre, il ne pouvait s’empêcher de se dire que ça ne le comblerait pas totalement, il avait envie de ses enfants à lui, pouvoir essayer de deviner à qui ils ressemblaient même si l’idée de sortir quelques petits de la misère lui plaisait également. Il devait se rendre à l’évidence, Courtney se faisait de plus en plus vieille et s’il l’aimait, il n’arrivait plus à savoir si c’était par la force de l’habitude ou bien pour les mêmes raisons qu’autrefois. Elle lui avait appris pas mal de choses au lit et ça avait été fantastique les premières années de leur mariage mais depuis quelques temps, il était las et commençait à avoir l’impression d’être marié à sa mère, en pire.

Tout ça mis bout à bout, il se sentait fatigué de cette vie, fatigué de sa situation, beaucoup trop pour affronter le sourire de Jakie et essayer de lui offrir un semblant d’explication. Jusqu’à présent, il avait choisi le silence parce qu’il n’avait jamais été très doué avec les mots, du genre rustre, ça finissait toujours par être mal interprété et il ne voulait pas la blesser, elle avait été adorable et incroyablement patiente avec lui, elle méritait de la considération et du respect, certainement pas le tas de conneries qu’il pourrait lui débiter. De plus, le fait qu’il ait apprécié ce contact et qu’il se sentit électrisé par un simple baiser n’arrangeait en rien sa gêne. Elle était tout ce qu’il appréciait, elle incarnait ce que Courtney ne serait jamais et ça le mettait vraiment mal à l’aise, sa femme avait été loyale et dévouée, il ne pouvait pas lui faire ça maintenant qu’elle avait besoin de lui et de son soutien. La quitter pour une plus jeune serait l’insulte ultime, il le savait. Mais lui, que voulait-il vraiment ? Il ne pouvait penser à ce qui était le mieux pour sa femme, ce serait rester avec elle par pitié et c’était pire que de demander le divorce. Quelle merde ! Quand il se retrouva avec sa nouvelle doc, il ne pipa mot et exécuta tout ce qu’elle lui demandait, précisant qu’il avait un peu trop forcé dernièrement et qu’il avait mal et elle accepta de lever un peu le pied, lui faisant promettre de faire plus attention pour ne pas mettre en péril son retour sur le terrain. Plus facile à dire qu’à faire vu le stress occasionné par sa présence dans le coin. Il s’épongeait le visage, assis dans sa putain de chaise roulante ou aussi appelée chaise de misère, quand Jakie déboula de nulle part. Il lâcha un soupir mais soutint son regard sans ciller. C’était un bonhomme oui ou merde ? Il avait beau la regarder d’en bas, il restait le dominant dans cette putain de pièce.

« Pour dire quoi ? Que c’était une erreur ?! Assurément. Je suis marié et ma femme est du genre cinglée violente et hystérique qui te tombera dessus si elle sait qui tu es. Je ne tiens pas à arbitrer un catfight. C’était plus facile pour tout le monde si je demandais à bosser avec quelqu’un d’autre. Je te remercie pour l’aide que tu m’as apportée. »

Putain, il sonnait tellement bien qu’il n’en revenait pas lui-même, pour une fois que le gros ours se montrait civilisé. Incroyable !
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MessageSujet: Re: Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius).   Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius). EmptyDim 28 Juil - 17:12

Je ne le lâchai pas du regard, aujourd’hui il ne pourrait pas s’y soustraire. J’avais bien trop rongé mon frein, patientant qu’il veuille bien enfin l’ouvrir et monsieur s’était retranché dans un silence sans fin. Dieu seul savait à quel point le silence pouvait me mettre mal à l’aise, surtout après ce qui s’était passé. Le temps des explications avaient enfin sonné. J’en avais plus qu’assez de ces longues heures à ressasser cette erreur, me demandant ce qu’il pouvait bien penser maintenant, ce qu’il en avait pensé. Au moins, nous étions d’accord sur le fait que c’était une erreur, délicieuse erreur, il fallait bien le reconnaître. Dans l’absolu, j’aurais recommencé avec plaisir mais j’avais trop de respect pour son épouse pour cela. Je ne la connaissais certes pas mais en tant que femme, je ne pouvais m’autoriser à faire une telle chose, sachant pertinemment ce que je ressentirais si les rôles étaient inversés. Cela dit ses raisons, bien que tout à fait compréhensibles avaient le don de m’agacer.

« C’est très gentil de ta part mais je suis assez grande pour me défendre toute seule et gérer ce genre de situations »

Bon, je faisais peut-être preuve de mauvaise foi car si sa femme venait à connaître mon identité, au vu de la description qu’il en avait faite, elle viendrait sûrement ici pour qu’on s’explique une bonne fois pour toute. Je ne la craignais pas au sens strict du terme, lorsque l’on vivait dans un quartier tel que celui où j’avais grandi, on apprenait à se défendre et à montrer les crocs lorsqu’il le fallait. Je m’étais battue dans le passé, donc si elle voulait qu’on en vienne aux mains, soit. J’avais plus peur pour mon job car j’imagine qu’elle ne ferait pas dans la discrétion et ne se gênerait pas pour me construire une réputation dont je me serais bien passée. Et puis après réflexion, on avait passé l’âge de régler nos comptes dans la boue comme des chiffonniers.

« Ecoute, c’était une erreur, je suis d’accord et j’en suis désolée, vraiment »

Ce n’était pas tout à fait vrai, demi-vérité, demi-mensonge. Je ne regrettais pas réellement ce qui s’était passé, j’avais aimé, c’était sûrement le pire dans cette histoire. Il fallait que je me rende à l’évidence, j’étais très attirée par Marius, un peu trop pour que ma morale personnelle ne contre-attaque pas, me poussant ainsi dans un abysse où la culpabilité régnait en maîtresse suprême. Néanmoins, cela ne changeait rien au fait que je ne serai pas contre remettre ça.

« Et je te promets que ça ne se reproduira pas »

Ce n’était pas tout à fait sûr car même en ce moment précis, une force sur laquelle je n’avais aucun contrôle me poussait inexorablement vers Marius. Je me sentais comme un pantin qui n’avait aucun contrôle sur ses propres actions et selon toute logique, il y avait peu de chance que je parvienne à me tenir à cette promesse. Cependant, je préférais cela à complètement me passer de sa compagnie que j’appréciais.

« Mais ca va, on est plus des gosses et je ne suis pas une ado à chaleur qui te sautera dessus à chaque fois qu’elle en aura l’occasion donc il n’y a pas vraiment de raison pour un tel changement ou qu’on s’évite comme la peste. C’était une erreur, un incident isolé, encore une fois j’en suis navrée mais comme je te l’ai dit, il n’y aura pas de seconde fois »

Enfin je l’espère continuai-je dans mon esprit alors qu’un sourire apparaissait sur mon visage. Je doutai qu’il puisse oublier l’incident aussi facilement, sans doute se montra-t-il distant à mon égard ce qui serait amplement légitime. Dieu que je me maudissais d’avoir si bêtement craqué, enfin pas assez visiblement pour le regretter complètement. Et puis pourquoi avait-il fallu qu’il ait une bouche qui fasse autant envie ? Il était aussi coupable que moi…bon, certes, c’était un raisonnement facile, mais était-ce de ma faute si sa bouche semblait arborer un ‘Posez vos lèvres par ici’ ?

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MessageSujet: Re: Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius).   Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius). EmptyMar 30 Juil - 13:19

Il ne parlait jamais vraiment beaucoup, parce qu’il n’aimait pas le faire pour rien dire et parce qu’il estimait que des tas d’autres personnes le faisaient beaucoup mieux que lui, alors il se taisait, il observait et il écoutait attentivement en espérant que d’autres lui épargnerait la nécessité d’ouvrir les lèvres. Sur le terrain, il fallait être précis et concis et il avait appliqué ces méthodes dans la vie, il essayait d’exprimer ce qu’il voulait dire en peu de mots et avec le plus de précision possible, même si ce n’était pas toujours très concluant. Il suffisait de voir comment sa femme l’avait d’abord jeté après qu’il ait eu la débilité de lui avouer ses sentiments. Des mois elle l’avait fait mariner avant de débarquer la bouche en cœur, son alliance en moins et en divorce sur le feu. Des mois de trop et il aurait pu faire la fine bouche s’il n’avait pas été si amoureux de cette grande malade qu’était Courtney. Il n’y avait que peu de choses capables de le faire sortir de son retranchement : exprimer ses sentiments –chose qui se faisait beaucoup au sein de sa famille et qu’il n’hésitait jamais à faire avec eux et même sa femme-, parler de sujets graves comme le fait d’annoncer à Court qu’il en avait embrassé une autre parce que leur couple battait de l’aile et qu’il était temps de faire quelque chose avant qu’il ne se casse pour de bon. Pour le reste, il se taisait, pour des tas de raisons notamment pour protéger son ego et ne pas mettre en péril sa virilité. Il souffrait en silence depuis des semaines et faisait semblant que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes pour n’inquiéter personne mais la vérité c’était que toute cette merde faisait un mal de chien, que son mariage prenait l’eau et qu’il ne se sentait plus vraiment à sa place chez eux. Il remettait toute sa vie en question, il se demandait si épouser une femme si vieille avait été une bonne idée et si au fond, il n’aurait pas dû divorcer lors de sa première fausse couche. Elle avait subi tellement d’horreurs pour essayer de lui donner ce qu’il désirait avec ardeur pour finalement se sentir coupable et s’en vouloir. Ouais, sa putain de fierté les avait empêché de discuter de ce genre de sujets brûlants, ce n’était pas le tout de lui dire qu’il l’aimait, encore aurait-il fallu qu’il soit en mesure de lui dire qu’adopter pouvait être l’alternative, qu’il ne voulait pas qu’elle s’esquinte pour un résultat qu’il demeurerait inchangé. Non, il n’avait rien dit, il était aussi coupable qu’elle. Leur couple était mal parti depuis le début et il n’ouvrait les yeux que maintenant. Les sentiments ne font pas toujours tout. Il ne put réprimer un petit ricanement quand elle prétendit pouvoir se débrouiller seule, elle n’avait pas la moindre idée de ce dont Courtney était capable, non, pas la moindre. Elle avait vécu dans la rue et rien que ça, si elle l’avait su, l’aurait effrayée.

« Avec d’autres sûrement mais pas avec elle, crois-moi. De toute façon on ne va pas épiloguer sur la question pendant mille ans puisque je bosse avec quelqu’un d’autre maintenant. »

Tout ça commençait déjà à lui prendre la gueule, il avait envie de rentrer chez lui se reposer et éventuellement prendre une douche s’il arrivait à atteindre l’étage mais certainement pas remuer toute cette merde qui lui pourrissait assez la vie comme ça en temps normal. Il n’allait pas se mettre à piailler comme une gonzesse pour qu’elle lui foute la paix mais il aurait aimé, putain qu’il aurait aimé mais ça ne lui ressemblait pas, il allait écouter, encore et toujours, pondre quelques mots pour la forme et se tirer. Elle s’excusa et il ne put retenir un soupir de lassitude. Ce n’était pas ce qu’il voulait, il n’avait pas besoin de ses excuses, qu’elle se mette à culpabiliser ou à ramper devant lui, au fond il n’en avait rien à foutre de tout ça, il voulait simplement essayer de tirer un trait sur toute cette histoire pour essayer de sauver son putain de mariage, rien de plus. Si elle venait à s’accrocher et il pouvait voir qu’elle avait aimé autant que lui à son attitude et à son ton, ce serait un carnage. Il n’avait pas besoin que quelqu’un d’autre vienne semer le doute dans son esprit, il s’en chargeait parfaitement bien tout seul.

« Justement, c’est parce qu’on n’est plus des gosses que j’ai décidé de changer de doc, pour éviter tout conflit, je suis peut-être un soldat mais j’affectionne la paix et particulièrement celle qu’il y a chez moi. Toi comme moi on sait que si c’est arrivé, c’est que ça devait arriver et que ça se reproduira et c’est ce que je veux éviter. Adulte ou pas, on a tous des pulsions et je suis marié donc, je suis supposé contenir les miennes. T’es une fille géniale Jakie et vois ça comme un service que je te rends. Arrête de t’excuser, c’est pas comme si tu m’y avais contraint, même en chaise roulante, je suppose qu’il faudrait pas mal de force et de volonté pour me violer. »

Il ne put retenir un éclat de rire en imaginant la scène, de toute façon, si une jolie femme lui sautait dessus, il aurait beaucoup de mal à refuser, ses vieux démons le hantaient toujours. Ceux de l’époque où collectionner les conquêtes était une véritable passion.

« Si je divorce, je ne veux pas que ma femme pense que c’est à cause de toi, tu comprends ? »

Ouais, il en était là…

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MessageSujet: Re: Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius).   Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius). EmptyDim 11 Aoû - 22:51

Son ricanement eut de l’agacer prodigieusement. Elle avait toujours horreur que l’on mette le point sur son statut de faible femme incapable de se défendre par ses propres moyens, cela lui rappelait bien trop ses frères qui la jugeaient inapte à se débrouiller toute seule si bien qu’ils se sentaient toujours forcés d’intervenir dans les affaires qui la concernaient. Lorsqu’à douze ans, elle s’était disputée avec la fille de voisine pour quelque chose dont elle ne se souvenait plus, ils ne la laissèrent même pas le temps de faire ses preuves et allèrent tout de suite effrayer la petite en question. Bien qu’elle fût plus âgée que Jakie, ce n’était pas une raison pour la traiter en précieuse dont le moindre mouvement brusque pourrait briser en un millier de morceaux. Ce qui était ironique dans tout ça, c’était que même si elle réclamait son indépendance bec et ongles, elle finissait toujours par venir le demander leur aide. Les fois où elle ne l’avait pas fait avaient failli mal se terminer et évidemment, c’était eux qui venaient nettoyer le bordel. Avec Aiden, c’était la même chose. Elle ne les avait pas écouté, encore une fois, persuadée qu’elle était dans le vrai, qu’ils se fourvoyaient complètement sur le compte de son ex petit-ami et pourtant, les voilà encore entrain de surveiller ses arrières et de vouloir arranger ce qui pouvait encore l’être. Au fond, peut-être avait-il raison, ayant toujours été habituée à ce que dans le cas où les choses tourneraient au vinaigre un de ses aînés lui servent de bouclier, il se pouvait que… oh après tout quelle importance ? Elle n’était décemment pas venue dans ce coin perdu pour s’essayer à la boxe ou autre genre d’art martial, conservant tout de même la conviction que si cette Courtney débarquait un jour pour des explications, elle ne prendrait en aucun cas ses jambes à son cou. L’on n’était pas des lâches chez les Wayans, ce qui causerait sûrement leur fin à tous disait-on souvent à leur propos. Le pire était qu’ils en étaient conscients et n’y faisaient rien.

« Oh tu sais, la chimie fait de sacré merveilles maintenant ! »

Elle avait dit cela sur le ton de la plaisanterie, un léger sourire moqueur sur les lèvres afin de détendre l’ambiance qui était un peu trop tendue à son goût. Elle avait horreur que les choses deviennent trop sérieuses, prenant tout à coup une importance qui paraissait devenir insurmontable. Elle n’aspirait plus qu’à légèreté et à la simplicité. Mais son sourire mourut aussi vite qu’il était venu à la bombe qu’il venait de lâcher. Un véritable coup de massue.

« Pardon ? »

Question stupide. Elle était trop jeune pour avoir des problèmes d’audition.

« Tu es sérieux là ? »

Seconde question stupide. Marius n’était pas de ceux qui plaisantent sur ce genre de sujet. Rectification, il fallait être complètement stupide pour tourner ce genre de sujet épineux en blague débile. Même elle qui avait pris pour habitude de sortir une plaisanterie de temps à autre pour éviter que le sérieux ne lui étreigne violemment les tripes ne se serait jamais risquée à le faire avec des propos d’une telle gravité. Bon dieu, elle n’aimait mais alors pas du tout la tournure que prenait cette conversation et encore moins la question qu’elle était sur le point de poser.

« Et elle aurait tort de croire ça ? »

Son ton n’était en rien accusateur, plutôt incertain. Elle se rendait compte de l’absurdité de son interrogation mais elle avait besoin que les choses soient mises à plat. Divorcer, en voilà une autre absurdité, jusqu’ici Marius n’avait rien laissé filtrer là-dessus, bon, certes, ils n’étaient pas assez proches pour cela mais les termes qu’il utilisait le peu de fois où il avait évoqué sa femme ne laissait rien présager. Certes, Jakie avait compris que les choses ne se passaient pas très bien ces derniers temps –merci l’intuition féminine- sans pour autant avoir des détails mais de là à envisager une séparation totale et confirmée par les autorités compétentes, il y avait une sacré différence. D’accord, il s’agissait simplement là d’une possibilité, d’une éventualité à laquelle il semblait toujours réfléchir mais le fait qu’il y songe voulait bien dire ce que ça voulait dire non ? Il ne fallait pas avoir été marié pour savoir que lorsque l’on venait à envisager le divorce, même de manière totalement superficielle, ce n’était jamais innocent, du moins, ça ne le resterait pas bien longtemps. Voilà qu’elle se retrouvait malgré elle dans une histoire qu’elle aurait très volontiers évitée.

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MessageSujet: Re: Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius).   Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius). EmptySam 17 Aoû - 11:27



Il trouvait encore moyen de rire même si la situation ne s’y prêtait aucunement. Depuis qu’il avait été blessé, il remettait toute sa vie en question puisqu’il avait tout le temps désiré pout le faire et il ne s’en privait pas. Il avait pu voir que des tas de choses n’allaient pas dans sa vie telle qu’elle était. Cela semblait n’être que des détails mais mis bout à bout, ça faisait un sacré dossier. Dire qu’il avait joué les aveugles pendant si longtemps, sûrement par crainte de la solitude, il se connaissait et savait qu’il n’aurait pas supporté de rentrer chez lui après une mission compliquée à gérer psychologiquement pour finalement affronter le contre coup tout seul, face à sa télé avec une bière. S’il avait voulu ce genre de vie, il ne se serait jamais marié si jeune. Comme tous les jeunes cons épris d’une femme, il s’était imaginé que ça durerait toujours, que ses sentiments effaceraient le poids des années et la différence d’âge mais il n’était pas parvenu à relever le défi, pire encore, il s’était lassé de tout ça. Aucun d’eux n’avait fait suffisamment d’efforts pour que ça marche, il ne la blâmait pas plus qu’il ne s’en voulait mais il savait que ce qui l’avait définitivement décidé à entamer une procédure de divorce, c’était cette absence chronique d’enfants. Même en adoptant une tripotée de pauvres gosses étrangers, il n’était pas sûr de combler ce qui bouillonnait depuis trop longtemps. Il voulait ce que tout homme méritait d’avoir, ce que tout homme était en droit d’exiger de sa femme. Merde, elle l’avait bien donné à son premier mari, pourquoi pas à lui ? Il trouvait ça injuste et révoltant et lui en faisait porter la responsabilité malgré ses nombreuses tentatives infructueuses et le fait qu’elle n’était que l’esclave de la nature, rien de plus. Elle ne pouvait pas claquer des doigts et tomber enceinte, certainement pas à son âge, certainement pas après la vie compliquée qu’elle mena et ses conséquences. Il aurait dû ressentir un peu de honte parce qu’il allait divorcer pour des raisons qui n’étaient pas tout à fait valables mais il n’en était rien, ses sentiments s’étaient étiolés au fil des ans et sa passion également, s’ils avaient eu une véritable vie de famille, il aurait pu tenir mais cela n’avait jamais été le cas, elle s’occupait davantage d’elle-même que des autres ou même de lui et ça, c’était insurmontable. Une femme devait mettre son mari tout en haut de la liste de ses priorités, principalement quand celui-ci était assez con pour le faire. Il aurait aimé qu’elle fasse semblant, rien qu’une fois. Vivre dans le mensonge était tellement plus reposant que la vérité. Malheureusement, elle ne lui laissa pas le choix.

« J’ai l’air de t’avoir pondu la blague de l’année ? » répliqua-t-il avec un certain agacement

La famille c’était quelque chose de sacré pour lui, il ne déciderait jamais de tout détruire sur un coup de tête, juste pour tirer une jeunette qui lui offrirait ce que sa femme ne pouvait plus lui donner. Même s’il avait été en état de le faire. Non, il fallait beaucoup plus que ça pour qu’il envisage le divorce qui n’était pas franchement un concept avec lequel il arrivait à se dépatouiller. Sa famille ne l’avait pas élevé de sorte qu’il garde en tête cette éventualité, au contraire, on lui avait clairement dit et répété que s’il décidait de s’unir à une femme, ce serait pour la vie. Même si pour les siens, Courtney et leur histoire n’avaient jamais rien été d’autre qu’une vaste mascarade et qu’ils auraient donné cher pour défaire leur fils de ses griffes acérées, persuadées qu’elle le manipulait. Il était stupide à l’âge où son chemin avait croisé la route de Courtney mais certainement pas au point de se faire mener à l’autel sans en avoir réellement envie.

« Bien sûr qu’elle aurait tort, je ne t’ai pas prise sauvagement contre un mur, on a échangé qu’un baiser, ça fait un peu léger pour pousser qui que ce soit à divorcer et surtout quelqu’un qui, comme moi, croit réellement au mariage. Non, c’est un truc entre elle et moi. Ca fait trop longtemps que ça traîne et je ne me sens plus de faire des concessions. Mais j’aimerais assez qu’elle ne s’imagine pas que je mente pour te protéger. Elle a une fâcheuse propension à la paranoïa et elle pourrait s’imaginer que tu m’as manipulé d’une quelconque façon. »

Il aurait pu ajouter que quand il serait libre, rien ne les empêcherait de se revoir et pourquoi pas d’essayer de faire les choses plus sérieusement mais il ne le fit pas. Ca aurait été malvenu et de toute façon, pour l’heure, la procédure n’était pas lancée, il était encore marié et donc tenu d’être fidèle. Et il se connaissait assez pour savoir que lorsque le divorce serait prononcé, il n’hésiterait pas à rattraper le temps perdu et à aller culbuter toutes celles qui passeraient à sa portée. Il allait faire une croix sur la fidélité pendant un bon bout de temps. Il avait son ego à soigner et sa dignité à recoller, morceau par morceau.

« En attendant que tout ça soit officialisé, ce serait mieux qu’on ne travaille plus ensemble, la dernière chose que je souhaite c’est t’attirer des emmerdes ! »
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MessageSujet: Re: Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius).   Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius). EmptyVen 23 Aoû - 2:00

Ce qui l’ennuyait dans l’histoire, c’était qu’elle était une potentielle raison pour laquelle un engagement aussi sacré se retrouvait sur le point d’être brisé. Eh oui, Jakie faisait partit de ceux qui croyaient encore dans les valeurs du mariage, cela avait beaucoup de signification à ses yeux, outre quelques vœux échangés et une bague enfilée à l’annulaire. Jakie y croyait dur comme fer, sa religion n’y était sûrement pas étranger mais lorsque l’on promettait de s’aimer jusqu’à la fin des temps, dans la santé comme dans la maladie, dans la richesse comme dans la pauvreté, cela avait une importance non ? C’étaient des promesses trop grandes pour les faire à la légère ! D’ailleurs, elle déplorait aujourd’hui que les gens y fassent si peu attention, se marient parce qu’ils le sentent sur le moment pour divorcer à peine une année plus tard. Le mariage perdait de son sacré à cause de pareilles énergumènes. Ou peut-être était-ce elle qui était trop traditionnaliste dans sa manière de voir et d’appréhender la vie de couple. C’était sans doute pour cela qu’elle était restée aussi longtemps Aiden, malgré tout ce qui avait pu se passer entre eux. Elle voyait en lui son futur mari et même si la cérémonie n’avait pas eu lieu, qu’elle n’avait pas obtenu sa magnifique robe blanche dont la traîne rendrait sa progression dans l’église plus que complexe, c’était tout comme. Alors, en plus de l’aimer inconditionnellement, elle ne pouvait décemment le livrer en pâtures à ses démons ni le noyer sous des kilomètres de mercuriales après tout, il souffrait autant qu’elle d’agir ainsi, elle le voyait dans son regard lorsque, en plein possession de ses esprits, ses prunelles où dansait la flamme du regret se posait sur les conséquences de ses verres de trop. Dans ces moments là, elle n’avait qu’une envie, le prendre dans ses bras et lui promettre que tout irait bien, que tout s’arrangerait. Et c’était ce qu’elle faisait le plus souvent, quand elle était en état cela va sans dire. Peut-être était-elle légèrement sentimentaliste et extrêmement naïve, mais qu’importait après tout, il était toujours possible de vivre sans ce statut de mari et femme, alors lorsque l’on décidait de sauter le pas et se lier sous le regard du seigneur, c’était pour la vie ! C’était pourtant d’une simplicité enfantine, rien à voir avec le fait d’avoir une âme profondément romantique ou non.

« Ouais, t’as raison, il vaut mieux limiter la casse et puis niveau emmerdes je suis plutôt surbookée en ce moment »

Elle avait dit cela sur un ton qui se voulait léger, même si le cas Aiden commençait à réellement la rendre inquiète. Son petit manège n’avait que trop duré et elle se demandait quand il passerait à l’action, elle avait plus que marre de cette paranoïa sans cesse croissante qui se faisait une place de choix dans ses entrailles alors qu’elle entendait un bruit dans la nuit. Vivre près de la forêt n’arrangeait en aucun cas, éloignée de tout, elle se présentait sans aucun doute comme une proie facile, ce qui n’était pas totalement faux. En outre, elle supportait de moins en moins cette pression constante, cette sensation que d’un moment à l’autre, il pouvait surgir de n’importe où, elle s’imaginait même parfois ouvrir ses placards et le voir débouler en hurlant à la mort. Ses emmerdes -comme le disait Marius- personnelles lui rendaient déjà assez la vie impossible pour qu’elle en vienne à devoir se soucier également d’une furie qui la rendrait coupable de ce qui allait de travers dans son existence. Elle n’avait pas besoin de ça en ce moment, elle ne pouvait être sur tous les fronts et puis elle était ici pour se ressourcer et non pour provoquer une quelconque guerre thermonucléaire, selon les dires du mari, il y avait beaucoup de chance que Hunstville devienne un terrain d’affrontement.

« En tout cas, si tu… »

S’apprêtait-elle vraiment à lui proposer son aide ? N’avait-elle pas assez commis d’idioties ces derniers temps ? Le mieux pour l’heure c’était qu’elle ne se mêle pas de toutes ces histoires et se retire tant qu’elle le pouvait, il s’agissait d’une histoire de couple dans laquelle elle n’avait pas sa place. Et puis, à quoi aurait-elle servie ? Le réconforter lorsque les papiers seraient signés ? Lui proposer de passer chez lui offrir une boisson, lui prêter son épaule tandis qu’il sangloterait bien qu’elle doutait qu’il soit de ce type puis un verre de trop, une chatterie maladroite comme il est coutume dans ce genre de situation et ils finiraient dans son lit –ou ailleurs ? Oui, c’était déplacé et ô combien proche de la réalité.

« Enfin je te souhaite bien du courage, évite de laisser traîner des objets tranchants et potentiellement dangereux et ça devrait aller »

Plaisanterie vaseuse afin de rendre l’air plus respirable et faire passer sa précédente bourde sous silence. Elle se sentait stupide mais plutôt ravie que les choses aient enfin pu être éclaircies, bien que cette réponse fût celle qu’elle attendait. Elle n’était pas assez sotte pour croire qu’un seul baiser aurait pu modifier quoique ce fût dans l’attachement que Marius portait à son épouse et l’entendre de sa propre bouche était plus rassurant encore.

« Sinon, ça se passe bien avec la nouvelle ? Tu ne la tortures pas trop j’espère ? »

Un petit sourire mi-amusé, mi-railleur. Il était temps de passer au chapitre suivant.

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MessageSujet: Re: Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius).   Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius). EmptyVen 23 Aoû - 21:36

Il ignorait d’où ça lui venait mais il avait la vague impression de tout gâcher et pourtant, il n’y avait jamais eu grand-chose entre lui et Jakie, ils avaient échangé un baiser mais il n’était pas le genre de mec à s’exciter pour si peu, il lui fallait souvent des arguments beaucoup plus convaincants pour qu’il ait l’impression de ne pas perdre son temps. Du moins était-il comme ça à l’époque où il commençait à fréquenter Courtney. A croire que des années de mariage l’avaient ramolli et avaient fait de lui une sorte de grosse tarlouze inutile, non, il refusait d’être handicapé et d’avoir l’air gay en prime, c’était déjà assez insupportable comme ça de ne pas pouvoir tirer sa crampe, il ne tenait pas à ce qu’on se fasse de fausses idées à son sujet. Et quelle meilleur manière d’éviter les rumeurs les plus folles que d’être vu avec une autre femme ? Non, c’était de la connerie, il ne pouvait pas se permettre d’exposer quelqu’un d’autre et de la mettre dans une situation compliquée tout simplement pour sauver les apparences. De toute façon, pour le moment, il n’était pas vraiment en état de faire des folies de son corps, du moins pas si c’était lui qui devait faire tout le boulot et comme Courtney semblait incroyablement paresseuse à ce niveau-là ces derniers temps, il n’eut pas le loisir de tester toutes ses théories sur la question. Sa bonne vieille main droite redevint sa meilleure amie et il se faisait parfois l’effet d’avoir fait un comeback de merde à l’adolescence, hormis peut-être le fait qu’il baisait vachement plus à l’époque que maintenant. Voilà ce que le mariage vous faisait, il finissait par piétiner votre libido et votre vie sexuelle jusqu’à l’anéantir et vous n’étiez plus qu’un eunuque. Sa virilité était mise à mal, son amour propre également et il était épuisé de devoir toujours tout réfréné, ses sentiments, ses désirs, ses envies et son besoin d’extérioriser certaines choses qui lui pesaient. Même s’il le regrettait amèrement, la tendresse dont avait fait preuve à son égard lui avait permis de se libérer un peu du poids colossal qu’il portait sur ses épaules, il ne pourrait jamais assez la remercier pour ça. C’était pour ça qu’il l’éloignait de lui, parce qu’il ne voulait pas lui attirer des problèmes, outre le fait qu’elle lui plaisait énormément, qu’il rêvait de goûter à nouveau la pulpe de ses lèvres et poser ses mains sur ses hanches généreuses qui semblaient le narguer alors qu’elles se trouvaient à sa hauteur. S’il ne savait pas saisir sa chance, d’autres le feraient à sa place. C’était un vrai merdier dans sa tête, il devait résister et se barrer de là mais c’était toujours compliqué quand elle se trouvait à portée de main et qu’il pouvait humer son parfum si délicat. Bordel de merde ! Elle allait le rendre plus taré qu’il ne l’était déjà. Tant qu’il avait la colère pour mettre de la distance entre eux, il savait que rien n’arriverait mais il n’était plus en colère. Dommage.

« Comment ça ? » ne put-il s’empêcher de demander avec sincérité et une réelle inquiétude dans la voie « Si tu as un souci avec quelqu’un, je peux peut-être faire quelque chose, j’veux dire, si c’est un de mes hommes, je peux lui botter le cul pour lui rappeler les bonnes manières. »

Toujours là pour aider les demoiselles en détresse pourvu qu’elles l’autorisent à leur tripoter les seins. Bordel, il fallait qu’il garde les yeux rivés sur ses yeux et sur rien d’autre, sinon, il allait perdre le nord et surtout le contrôle de sa personne. Lui aussi avait son compte d’emmerdes, l’annonce de sa volonté de divorcer allait foutre une merde sans nom et s’il se faisait sucer par une autre, elle risquait de ne plus avoir de dents pour crier son prénom quand il aurait retrouvé l’usage de ses jambes et qu’il pourrait la prendre à peu près partout. Penser comme ça ne l’aidait aucunement à se concentrer, parfois, il aurait aimé retirer l’option bite de son cerveau, ça lui aurait sûrement épargné bien des catastrophes, comme son mariage. Mais il n’était rien de plus qu’un homme, un pauvre être faible et sans volonté, du moins en ce qui concernait les femmes.

« Je suppose que même si je voulais m’enfuir, elle me rattraperait en un rien de temps pour me faire la peau, j’espère seulement qu’elle m’abîmera pas trop. Les cicatrices ça plaît aux femmes mais pas quand tu ressembles au monstre de Frankstein. » dit-il en essayant de plaisanter mais l’idée d’affronter sa femme ne l’amusait pas le moins du monde.

Il se passa la paume sur le visage, laissant échapper un long soupir, essayant de reprendre le contrôle de lui-même et d’occuper ses mains pour qu’elles ne se posent pas malencontreusement sur les courbes plantureuses de la magnifique femme qui se tenait face à lui. Ouais, putain, il y avait du désir entre eux, c’était même sacrément électrique et dangereux et ça faisait une paye qu’il n’avait pas été aussi excité. Bordel, ne pas penser, ne pas penser, ne pas penser … Trop tard. Il n’écoutait déjà plus ce qu’elle racontait, à quoi bon ? Son bras se leva et il saisit sa main avec fermeté mais douceur avant de l’attirer à lui brusquement, elle n’était qu’à quelques centimètres de son visage et il planta son regard dans le sien.

« T’as pas idée à quel point c’est compliqué pour moi de ne pas te toucher quand on est dans la même pièce, Jakie. » susurra-t-il alors que sa main libre se posait sur sa hanche pour qu’elle ne puisse pas fuir « Tu ferais mieux de sortir d’ici maintenant avant que je ne fasse quelque chose de stupide comme t’arracher tes vêtements. » son ton était devenu implorant, une véritable torture.
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MessageSujet: Re: Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius).   Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius). EmptyMar 27 Aoû - 15:55

Se rendait-il compte de ce que ses paroles impliquaient ? Certes était-il animé des plus nobles sentiments au monde, mais cela ne suffirait pas à mettre un terme à ses angoisses. De toute façon, ce n’était pas à lui de s’en occuper, tout comme ce n’était pas non plus le boulot de ses frères. Aiden n’en avait qu’après elle et celui-ci ne s’arrêterait que lorsqu’il aurait enfin ce qu’il convoitait, à savoir elle. « Ne t’inquiètes pas, je m’en charge ! » Elle comptait mettre ses paroles en action, elle ne pouvait décemment continuer à mener cette existence que lui imposait Aiden. Elle était ici pour se reconstruire et prendre un nouveau départ, et non pour devenir bonne à enfermer ! Une discussion s’imposait ainsi qu’une solution finale. Cela sonnait un peu comme les camps d’exterminations utilisés par les nazis présentés ainsi, rien de violent n’était pourtant prévu au programme mais s’il fallait en arriver là, elle était prête. Enfin pas tout à fait, elle apprendra à l’être. Un jour. « On aura plus qu’à aller faire les cimetières pour te trouver la compagne idéale dans ce cas ! » un bref éclat de rire, elle n’aimerait pas être à la place de Marius. Sa femme lui faisait quelque peu penser son ex qui n’avait toujours pas dirigé leur séparation et n’avait de cesse de le lui faire savoir. Autre raison pour laquelle elle s’était retranchée sur elle-même sentimentalement parlant, elle savait que cela risquait fort bien de mal se terminer, il était inutile de précipiter sa fin pour l’instant.

Dans tous les cas, cela n’avait aucune importance pour l’heure car une seule information tournait en boucle dans son cerveau ; celle de la liberté de Marius. Enfin potentiellement. Disons qu’il songeait à reprendre sa liberté, à quitter ce titre d’époux pour celui de célibataire. Elle avait tenté de l’éloigner de son esprit, sans grand succès. Elle avait beau évoquer les conventions et la perfidie de ses pensées, mais rien n’y faisait, elle ne pouvait s’empêcher d’espérer. Seul, peut-être que… peut-être qu’ils pourraient continuer ce qu’ils avaient déjà commencé, cela ne lui déplairait pas bien au contraire et pourquoi pas entamer un vrai truc. Jakie n’était pas de celles qui enchaînent les relations physiques sans une quelconque implication sentimentale et parfois elle souhaiterait que cela fût le cas. Cela lui éviterait cette existence de bonne sœur qu’elle s’imposait depuis sa rupture avec Aiden. En outre, elle ne se sentait pas mentalement prête à sauter de nouveau le pas, son histoire violemment avortée, lui était encore douloureuse et l’échec trop vif pour qu’elle s’y risque encore. Cependant, elle ne parvenait pas non plus à s’abandonner dans les affres du plaisir simple de deux corps fiévreux se livrant un combat sans merci, avec pour fond sonore des râles, des soupirs étouffés contre la peau en sueur de son partenaire. Pourquoi songeait-elle à tout cela maintenant ? Imaginer Marius la prendre sauvagement contre le mur de cette pièce ne l’aidait pas à voir plus claire dans ce bordel ! Mais merde à la fin, elle n’avait pas demandé ça ! Elle n’avait demandé à se retrouver aussi férocement attiré par un homme marié qu’il lui était impossible d’avoir deux pensées cohérentes à la suite ! Elle se disait souvent que c’était une aubaine qu’il soit en fauteuil roulant sinon elle ne donnait pas cher de bon sens qui lui commandait de garder ses distances. Puis, honteuse, elle s’excusait mentalement, c’était bien assez dur pour lui de se retrouver dans un tel état, qu’il qualifiait de diminué sans qu’elle ne s’en réjouisse, d’autant plus que ses motifs n’étaient pas les plus louables. Son regard dans le sien, elle se demandait pourquoi il lui faisait une telle chose. Pensait-il vraiment que cette situation n’était invivable que pour lui ? Bordel, pourquoi tu me regardes comme ça ? Avait-elle envie de lui demander, nul doute que cela aurait ressemblé une plainte soufflée d’une voix basse et légèrement aigue, signe qu’elle allait faire quelque chose de répréhensible. Elle déglutit péniblement et se força à se concentrer sur autre chose, sur ses frères et cette manie qu’ils avaient de la prendre pour leur punching-ball quand ils étaient plus jeunes, surtout les deux derniers. C’était selon eux pour son bien, pour qu’elles apprennent à se défendre. Elle avait beau prendre ses jambes à son cou ceux-ci finissaient toujours par la retrouver, la coinçant de sorte qu’elle ne puisse plus prendre la fuite. Dos au mur, elle les observait l’un après l’autre, jugeant la meilleure manière de se faire la malle et…étrange le mur semblait être à température humaine, plus étrange encore, elle se sentait frémir à son contact. Elle devait se rendre à l’évidence, elle n’avait aucun moyen d’y échapper. Ses prunelles toujours accrochées aux siennes, elle sentait toutes ses résolutions fondre au fur et à mesure qu’elle prenait conscience de leur proximité, surtout de cette main posée sur sa hanche qui lui laissait miroiter une suite qu’elle s’était jusqu’à présent interdite à appréhender.

« Tu as raison… »

Comme elle l’avait imaginé, sa voix n’était qu’un murmure. Elle aurait dû l’écouter, se défaire de son emprise et s’en aller, elle aurait dû, au lieu de quoi, elle demeura là, immobile, à le fixer bêtement. Elle aurait souhaité pouvoir combattre un peu plus, écouté cette partie qui hurlait tellement fort que ça en devenait assourdissant. Rester là ne ferait qu’empirer la situation déjà délicate. Il y avait toujours sa femme dans l’équation, la bague à son annulaire et un Aiden qui surveillait à coup sûr le moindre de ses faits et gestes. Malgré toutes ces bonnes raisons de déguerpir sans plus jamais se retourner, elle n’esquissa aucun mouvement dans ce sens.

« Je devrais partir, refermer cette porte derrière moi et ne plus jamais l’ouvrir… »

Parlant ses lèvres se rapprochèrent dangereusement de celles de Marius et avant qu’elle puisse éventuellement y mettre un terme, elle se surprit à l’embrasser comme si sa vie en dépendait, comme s’il s’agissait du dernier. Peut-être était-ce d’ailleurs le cas. Elle doutait que cela ait un quelconque avenir, elle avait encore beaucoup de travail à fournir niveau développement personnel afin de remettre l’expérience. Alors, ses deux mains tendrement posées sur chaque joue de Marius, elle profitait pleinement, à la manière des adieux que l’on se fait quand on sent venir le dénouement, le point final, impermutable despote, prêt à imposer sa loi. Des adieux censés laisser un souvenir à la fois agréable et impérissable aux concernés. Puisque cela ne sera plus amené à se reproduire, elle devait s’en imprégner autant possible. Puis vint la séparation. Aussi brutale qu’un amour de vacances, aussi injuste qu’une amante qui doit sourire à l’être aimé qui s’en va retrouver sa femme, aussi douloureuse qu’un merveilleux rêve que l’on est sur le point de réaliser, mais qui, au dernier moment, se dérobe entre nos doigts. C’était tout ça et plus encore. Au lieu de se sentir rassasiée d’avoir enfin pu goûter à ce met qu’elle convoitait tant, Jakie était plus affamée que jamais. Faim si dévorante qu’elle la laissait le souffle court et donnait l’impression de ne trouver apaisement que lorsqu’elle pourrait enfin dévorer chaque centimètre de sa peau.

« C’était décidément une mauvaise idée… »

Parce qu’il me faut plus maintenant poursuivit-elle dans sa tête. Elle venait tout juste de prendre conscience qu’elle avait creusé sa propre tombe. En effet, l’attraction était si puissante qu’elle en devenait carrément douloureuse. Une douche froide sera de rigueur. Peut-être même deux.

« Je crois que… »

Elle fut interrompue par son biper dont elle avait oublié la présence si bien qu’elle sursauta un peu. Son nouveau patient, elle l’avait, lui aussi, complètement écarté de ses préoccupations, la terre se remettait soudainement à tourner. Minuit sonnant, la magie s’évaporait et Cendrillon n’avait plus qu’à prendre la fuite avant que ses artifices ne fassent plus effet. Tirer sa révérence avant de… ne plus y songer pour l’heure au risque de…silence tout simplement.

« Je dois y aller, le devoir m’appelle » Pourtant elle ne bougea pas d’un millimètre. Elle attendait. Quoi ? Elle l’ignorait. Qu’il la retienne peut-être. Qu’il puisse être capable de se mettre sur ses deux jambes et de la prendre ici et maintenant. Elle ne faisait qu’attiser plus encore le feu. Une seconde manifestation technologique et elle reprit possession de ses esprits. Il valait mieux en rester là autant pour lui que pour elle. Surtout pour sa santé mentale. « Eh bien je te souhaite bonne chance ! » reprit-elle avec beaucoup plus d’assurance que précédemment avant de s’avancer vers la porte « Et si tu survies, passe donc me voir » un clin d’œil et elle regretta instantanément son excès de zèle.

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MessageSujet: Re: Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius).   Je me suis pris les pieds dans mes émotions (Marius). EmptyVen 30 Aoû - 18:03

S’il avait eu la moindre idée de ce qui tracassait Jakie, il ne l’aurait jamais laissé l’évincer de la sorte. Certes, il n’avait aucune obligation la concernant mais l’idée qu’un fils de pute puisse violenter une femme le rendait complètement malade. Il fallait être un sacré détraqué pour oser lever la main sur une femme aussi belle mais sur n’importe laquelle d’entre elles. Il fallait être une sacré couille molle pour trouver ça jouissif de descendre plus bas que terre un autre être humain tout ça pour asseoir une autorité ou une domination factice. Ca le rendait malade de se dire que ça existait et qu’il ne pouvait rien faire contre ça. Certes, il était une putain de tête de con et il avait un caractère de merde mais jamais il n’aurait fait de mal à Courtney, pourtant, Dieu seul savait combien de fois elle avait pu lui casser les couilles mais il s’en serait voulu de faire un truc aussi petit et indigne de l’éducation que ses parents lui avaient donnée. Non, jamais il n’aurait pu se résoudre à faire une chose pareille. Il ne comprenait pas ce qui motivait ce genre d’acte et il ne voulait pas le comprendre, la seule réponse qu’on pouvait offrir à ces enfoirés, c’était une raclée en bonne et due forme offerte par un adversaire à leur taille et si ce n’était pas suffisant, on sévissait et on coupait tout, histoire de les calmer pour de bon. Bordel, s’il avait su que c’était ce qui contrariait la jeune femme, il aurait insisté pour prévenir la base et faire en sorte qu’elle ait le droit à une surveillance particulière. Mais on ne pouvait pas dire qu’ils avaient beaucoup parlé d’eux et encore moins de leurs histoires personnelles, ils s’étaient contentés de se dire des banalités ou des vacheries et de travailler et ça ne l’avait pas empêché d’apprécier sa douceur et sa présence. Au fond, son espèce d’attachement pour elle était complètement ridicule parce qu’elle n’était rien de plus qu’une inconnue mais il ne voulait pas qu’il lui arrive malheur. Lui et son côté hyper protecteur, ça finirait par lui coûter cher et à Jakie également. Bordel, si sa femme découvrait quoi que ce soit, il n’osait penser aux conséquences que ça pourrait avoir, divorce ou pas, elle s’en prendrait à celle qu’elle jugerait comme étant l’unique responsable de son malheur et alors, on pourrait dire que l’Enfer sur Terre serait réalité. Rien que d’y penser, il en avait la chair de poule. Courtney avait un passé suffisamment ombrageux pour qu’il sache qu’elle ne tenait pas son caractère de caprices qu’on lui avait sans cesse passés, elle était une femme de la rue et une femme qui connaissait le langage de la violence. Sans fut-ce pour ça qu’ils ne parvinrent jamais vraiment à s’accorder. La violence, il en bouffait au quotidien, il avait besoin de douceur.

« Quand t’es mort, tu t’en fous d’avoir une compagne ou pas. » répliqua-t-il d’un ton sarcastique.

La suite, il ne put la prédire, pourtant, il fit de son mieux pour l’éviter mais ce fut plus fort que le reste et il se laissa tenter et elle sembla répondre favorablement à ce qui se dégageait de lui et de sa demande, ce n’était pas une supplique pour qu’elle mette les voiles mais pour qu’elle cède à la tentation qui les agitait depuis qu’ils travaillaient ensemble et qu’ils avaient tenté d’ignorer sans y parvenir réellement. Elle articula des mots qui semblaient être prononcés dans une langue dont il ne maîtrisait pas les codes et il ne comprit pas, obnubilé par la pulpe de ses lèvres, leur beauté et leur air de fruit défendu. Quand il les goutta à nouveau, il eut l’impression que c’était ça qui lui avait manqué pour se sentir mieux au cours des dernières semaines. Il avait l’impression de faire un retour fracassant dans l’adolescence, à l’époque où un simple baiser est capable de vous faire ressentir tout un tas de choses et compte tenu de ses rapports avec sa femme, un baiser, c’était déjà beaucoup plus que ce qu’elle acceptait de lui donner. Mais ce baiser fut beaucoup trop court à son goût, oui, beaucoup trop. Il aurait aimé la maintenir contre lui et la garder là, en sécurité et à disposition mais il n’en fit rien, la laissant annoncer que ce n’était qu’une mauvaise idée, une mauvaise décision de plus, ce qui le vexa comme un pou. Il serra les dents, se retenant de balancer une remarque désobligeante. Il se détestait d’avoir succombé si facilement alors que visiblement, elle ne voulait rien d’autre que voir où se trouvaient ses limites. Il était vraiment à chier avec les femmes, il avait perdu la main après tant d’années de mariage, il était clair qu’une fois libre à nouveau, il ne se ferait pas chier avec toutes ces conneries. Ouais, certain ! Le « bonne chance » fut probablement ce qui mit le feu aux poudres et ce qui manqua de le faire exploser mais il ne dit rien, ne lui accorda pas le moindre regard et la laissa disparaître sans la retenir, en colère contre lui mais surtout contre elle. Encore une autre qui ne le méritait pas, encore une qui se payait sa tête. Quel con il pouvait être quand il s’agissait d’un beau cul et de longues jambes.
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